A Propos / Qui suis-je ?

 

Petite histoire de ma photographie

Enfance et magie

J’ai découvert la photo à 6 ans, en colonie de vacances. Un petit atelier de prise de vue en montagne et une séance de développement en chambre noire. Un véritable spectacle de magie. Un peu plus tard, et en écho sans doute à cette aventure, j’assistai aux projections familiales de mon grand-père. C’était un excellent photographe amateur et talentueux magicien-cinéaste! Il créait dans les années 50 d’incroyables petits films super 8. Dans ses films, il faisait apparaître et disparaître ses enfants, au gré d’un montage malin. C’était tendre et drôle. Je m’en suis d’ailleurs inspirée lorsque j’ai été parent à mon tour.

Tranche de vie : Arles et Montréal

C’est en Arles que j’ai fait mes études. J’ai ainsi suivi ma formation à l’École Supérieure Nationale de la Photographie. En 1993, tout juste diplômée, je suis partie vivre au Québec. J’avais passé mon enfance à voyager (en Afrique et au Brésil) trimballée dans les bagages de mes parents. C’était à mon tour de choisir de partir. J’ai travaillé là-bas pour une entreprise de Services Muséologiques.

Mon labo photo était installé à temps plein dans notre sous-sol. J’y tirais en noir et blanc des portraits d’auteurs, des reportages pour la presse. Bien sûr, je travaillais aussi à mes projets d’auteure-photographe. J’explorais par exemple les rapports texte/image avec la réalisation d’un journal photographique. Il mêlait photos de journaux intimes et photographies du quotidien. Quelques mots, bouts de phrases, la graphie comme un paysage intime accompagné de paysages urbains… Cela créaient ainsi ensemble une fiction-narration (travail exposé à Montréal à la Galerie le Petit Alep).

Les livres font voyager!

Edition jeunesse : 15 ans d’expérience

Je suis rentrée en France huit années plus tard, avec mes deux enfants, et je me suis alors orientée vers l’édition jeunesse. Ces dernières années, chargée de la vente des droits d’auteurs jeunesse à l’étranger pour le Groupe Bayard,  j’ai beaucoup voyagé, un smartphone à la main remplaçant le Polaroïd ou le Leica de nos (grands-)pères, avec amusement et liberté…J’ai compris avec le temps que ma passion pour la photo s’était enracinée dans mon histoire personnelle semée de voyages, de découvertes, de rencontres et de pertes, et… j’ai ressorti mes appareils photos !

et… retour aux sources

Il y a quelques mois j’ai décidé qu’il était temps de  me consacrer à nouveau entièrement à ma passion et de la partager. La photographie est pour moi un art introspectif tout autant qu’expressif, et un art du partage. Photographier  me permet de me concentrer sur mes ressentis, les émotions qui circulent autour de moi, être attentive à ce qui m’entoure et prendre du recul sur ce que je vois, ce que je ressens. Regarder attentivement. Regarder avec le cœur, avec tous les sens…

Naturellement, j’affectionne particulièrement le portrait. Le défi est chaque fois intense. Photographier quelqu’un d’ordinaire (nous sommes tous des quidam ! ), c’est mener une expérience commune pour lui montrer (image à l’appui !) qu’il/elle est unique et finalement extraordinaire. Je souhaite étonner et ravir mes sujets photographiés, montrer à chacun ce que je vois de lui, qui est unique et beau.

Un portrait, s’il vous plait?

Regard sur soi

Nous manquons de regards extérieurs sur nous-mêmes. Après des années de selfies (regards de nous-mêmes sur nous-mêmes et notre environnement immédiat) il me semble que nous avons tous envie qu’un photographe nous regarde et nous photographie pour nous fournir des images extérieures de nous-mêmes. Sortir de notre « auto-regard » et nous enrichir, nous nourrir, nous confronter au regard que l’autre pose -sans jugement mais en observateur sur nous. Un regard neutre, non chargé d’affect qui plus est.

Confiance en soi et besoin d’image

Le besoin de portraits est d’autant plus fort en cette période de « risque sanitaire » que nous nous voyons si souvent masqués. Être vus, et pouvoir se regarder vus par l’autre (grâce au regard d’autrui ) est une expérience qui devient nécessaire.  Le besoin de portraits est bien là, d’images de soi, de photographies de nous et de nos familles.

Documenter le réel

Réaliser des portraits est ainsi pour  moi énergisant et réconfortant :  la somme de nos individualités ordinaires constitue notre société heureusement très diverse et donc riche et originale. Vive la diversité ! Et dans ma pratique personnelle de la photographie urbaine, la street-photo, je participe aussi à documenter comment l’homme s’inscrit dans le paysage et dans la société. Je veux partager l’excitation visuelle d’un instant où les lignes et les formes se mêlent ou se coupent à la perfection, lorsque la lumière dessine avec subtilité et comment l’humain s’inscrit dans ce lieu.

Petit zoom : la photo de famille

Au-delà du portrait, je m’intéresse donc particulièrement à la photographie de famille. Je la conçois comme une forme de reportage, pour avec bienveillance et objectivité. Je participe à l’écriture, image par image de la légende familiale.  Je documente le quotidien, je fixe des moments-clés de la vie, je témoigne et je raconte grâce à mes photos une histoire individuelle et collective tout à la fois, banale et originale en même temps. Ces photographies n’en sont pas moins une participation au témoignage social de notre époque. Je souhaite donner une image de la famille, dans toute sa pluralité et sa grande diversité, et donner de belles images aux familles.

J’aime les photos qui s’appuient sur une construction forte, qui vont capter le regard. Subtiles et sobres à la fois, clairement lisibles, elles savent faire naître des mots. Ce sont les photos qui nous donnent envie de rencontres, qui font naître des émotions, qui peuvent nourrir des récits.

Je vous propose alors d’accueillir le photographe dans votre univers . Je vous invite à partager l’expérience de ce regard extérieur sur vous et sur vos familles.